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16 avr. 2015

La multi certification, nouvelle tendance chez les fabricants de pellets





Comme nous le signalait un revendeur granulés, les fabricants de pellets sont de plus en plus nombreux à opter pour la double ou triple certification afin de satisfaire tous les types de demandes possibles.

La société Archimbault est un bon exemple à ce titre : Elle certifie que ses granulés correspondent à la fois aux critères Din+, En+ A1, et NF hq...allant même jusqu'à apposer les 3 logos en question sur ses sacs de 15kg...

Cette tendance concerne à la fois des petites marques comme France pellets par exemple et de plus gros acteurs comme Archimbault. Pratique pour les consommateurs, elle n'en est pas moins couteuse pour les fabricants.
18 juin 2013

Le point sur les agro-pellets



Si la consommation et la production  de pellets a régulièrement augmenté ces dernières années en France,
les professionnels de l'industrie s'accordent à dire que cette croissance va se poursuivre.
L'enjeu va alors être de trouver de nouvelles sources de matières premières pour produire ces biocombustibles.


A date, les pellets sont fabriqués à partir de résidus de l'industrie forestière et de scieries industrielles.Ces sources sont relativement limitées en France.


Pour répondre à la demande il faudra donc:
- soit importer des granulés bois d'autres pays sachant que le marché subira la même pression à l'international et que le bilan Carbone sera alors défavorable (le transport double ou triple a lui seul le niveau d'émission moyen)
- soit utiliser d'autres combustibles que le bois et c'est la que les agro-pellets interviennent.


Les agro-pellets viennent le plus souvent de la filière agricole. On pense aux résidus de culture comme la paille surtout, voire les sarments des vignes.
 On teste aussi de nouvelles plantes dédiées à la production d'energie comme le miscanthus (cf photo ci-dessus), le switch grass, le sorgho qui poussent vite et peuvent produire du combustible en masse de facon régulière et pérenne.
Enfin on pense aussi a exploiter des résidus industriels comme les coques de noix, les tourteaux produits par les fabricants d'huiles, les résidus de presse des distillerie...


Actuellement l'enjeu est de tester ces differentes possibilités et de mesurer leurs capacités a produire
1/ de l'énergie efficacement (rapport calorifique, taux de cendres)
2/ de facon propre en évitant de dépasser les seuils autorises (émissions polluantes ou acides)
3/ et de facon rentable (cout de récupération des matières, couts logistiques et couts de transformation)


Bioenergie Magazine annoncait par exemple dans son édition de Mai que Valbiom avait par exemple réalisé des test de granulation de miscanthus.
La plupart des normes en vigueur pour les granulés "Haute performance" étaient respectées sauf le taux de cendres, la durabilité et le taux de chlore. Les normes pour les granulés de qualité dite "standard" ou "industrielle" étaient elles respéctées à 100%.


En attendant de trouver des solutions qui permettent d'assurer rentabilité, volume, propreté et stabilité les agro-pellets sont donc utilisés :
- soit en mélange avec du bois
- soit dans les chaufferies industrielles.


Conclusions :
Les utilisations des agro-pellets seront donc amenées à évoluer et à croitre.
Il faudra l'implication de toute la filière notamment pour les chaudières voire les fabricants de poeles et de conduits adaptent leurs produits.
28 mai 2013

Le marché des granulés




Toujours dans le cadre du salon Bois Energie 2013, Hugues de Cherisey et Gwenaël Postec sont intervenus pour présenter une "Etude stratégique : la filière granulé de bois à l'horizon 2020" dont voici un résumé.

Les granulés sont aujourd'hui fabriques à partir de bois et plus exactement à partir de sciures, d'autres connexes de scieries, ou de rondins broyés.


Il sont utilisés principalement pour le chauffage des particuliers avec des poeles pellets qui font appel à des produits de  qualite premium (Din+, EN+, NF HP)
Dans certains pays, on les utilise aussi pour la production d'électricité dans ces centrales thermiques. C'est un débouché important en volume mais dont on parle moins et qui dépend des politiques locales.
Enfin le dernier marché du granulés est généré par le chauffage collectif et industriel. Il est encore limité mais en plein développement.


Les débouchés des granulés ou pellets sont en forte croissance:
En 2010, 14 Mt ont été produites dont 12 Mt en Europe
En 2020 : on estime que 50-60 Mt seront produite dont 35 Mt en Europe.


Regardons en France:
- La Production 2012 était de  690 000t (600 000 t selon BioEnergie Magazine qui annonce une production de 800 000 t en 2013 dans son numéro de Mai)
- En 2020, on attend entre 1.7 et 2.5 Mt.
- La consommation  de granulés en France est en phase avec le niveau de production a date soit 560 000 t par en an  en  2012. Elle est portée par le chauffage au poele granulés comme indiqué plus haut.
Cela fait de la France le 10 ème producteur et consommateur mondial mais la consommation francaise semble un peu à la traine quand on la compare avec celle de nos pays voisins dans le graphe ci-dessus.

(ndlr - Ceci étant; l'augmentation actuelle est très nette. Nos équipes le constatent chaque jour avec les demandes de devis recues sur Poelesabois.com, il y a desormais autant d'acheteurs de poeles a bois que d'acheteurs de poeles à granules en France !)


Mais revenons à cette conférence de Hugues de Cherisey et Gwenaël Postec qui ont présenté en conclusion les enjeux du marché des granulés :
- Le gisement de connexes français deviendra trop étroit pour satisfaire la demande.
- Il faut privilégier une production locale et des forets renouvelées notamment pour maintenir un bilan carbone favorable (10fois plus que le gaz)
- Du coup, il faudra envisager  la production de granulés de bois à partir de nouvelles ressources
comme par exemple les feuillus des forets privées (ndlr - nous parlerons aussi bientot de l'option des agro-pellets).
- Une hausse des prix est à prévoir car le cout de la matière première a beaucoup augmenté et il n'a pas été répercuté sur les tarifs publics. Avec la tension sur l'approvisionnement, les prix ne peuvent rester stables.


Un résumé en video ci-dessous :

24 sept. 2011

Compte Rendu du colloque GreenPellets à Rennes

L'association AILE organisait vendredi 23 Septembre une conférence a l'EME de Rennes sur le développement des filières agrocombustibles.
Elle présentait les fruits de ses travaux pour déterminer si les produits issus de l'agriculture pourraient permettre de produire de la chaleur, avec quels risques et quelles opportunités ?

Tout au long de cette journée, il a été question de maitrise de l'énergie bien sur mais aussi d'environnement, d'agriculture et de politique qui pourrait simplifier les projets énergétiques.

L'approche de l'AILE est très visionnaire puisqu'il ne s'agissait pas de traiter du bois énergie et des déchets verts mais de voir comment des produits agricoles pourraient aider a satisfaire la demande en énergie si les ressources bois et déchets devaient être trop sollicitées.

L'association a donc présenté les résultats de son projet :  

- Les types d'agrocombustibles envisageables à savoir :
* les résidus herbacés
* les résidus de culture (paille, sarments..)
* les cultures annuelles (chanvre..)
* les cultures pérennes (miscanthus..)  

- Les types de débouchés :
* les projets de chaufferies locales de grosse puissance comme celle de Lin2000 qui a donné lieu a la création d'un réseau de chaleur pour 230 logements HLM, 1 college et un hopital
* les projets de chaufferies industrielle à l'image de Coopedom, coopérative qui a baissé sa consommation d'énergie fossile de 89% en 3 ans notamment en mettant en place un foyer biomasse (bois et 400 ha de miscanthus) pour déshydrater les fourrages de ses 800 adhérents
* les projets de chaufferie pour les exploitations agricoles
* les projets de chaufferie pour particuliers ou logements collectifs à taille réduite.

- L'impact agricole car les agrocombustibles nécessitent de mobiliser les surfaces agricoles en particulier auprès des éleveurs bovins.
La région Bretagne a par exemple décidé de dédier 3% des surfaces à des cultures énergétiques en veillant à ne pas bousculer un système qui doit d'abord répondre aux besoins alimentaires.

- les essais de combustion par type de biocombustibles:
14 combustibles ont été testés au CSTB par rapport aux normes en vigueur (avec controle sur le terrain et comparaison avec le bois). Les mesures concernaient :
* le rendement
* les émissions (pour limiter les risques de pollution atmosphérique et de corrosion)
* la production de cendres.

En terme de rendement et d'émission de gaz a effets de serre, tous les produits respectaient les referenciels actuels et a venir (sauf les sarments)
Le bois énergie apparait comme le combustible le plus performant/propre et justifie sa position de référence Le Miscanthus soulève la question du machefer comme le switchgrass.
Le chanvre libère trop d'Azote mais ce n'est pas un facteur redhibitoire. D'ailleurs la teneur en Azote dépend du mode cultural. Son PCI est un peu faible.
Paille de blé, paille de colza (qui encrasse), sarments, roseau (Azote Chlore Soufre), posent plus de problemes. Et il conviendrait de trouver des solutions techniques (melange avec du bois, filtration..) pour aller plus loin avec ces combustibles.

Ces constats que vous retrouverez sur le site de Greenpellet, invite :
- à vérifier la qualité des combustibles (respecter les normes d'Obernberger)
- à mesurer en permanence les composants des combustibles qui varient beaucoup d'un lot à l'autre (même des combustibles venant d'une même parcelle)
- à adapter les chaudières au combustible utilisé
- à régler la chaudière (cela permet une diminution par 10 des émissions de CO et de 3 a 5 pour les COV) en gérant les apports de combustibles, le débit d'Air et le facteur d'air (entre 1.5 et 2.5)*
- tout en gardant en tête l'impact économique global.

Ce colloque aura donc permis de mettre en lumière le travail très précis de l'AILE et de ses partenaires (Life, Ademe...) mais aussi de partager des informations précises pour mieux préparer le futur. Dommage qu'il ait été tant question des chaudières et chaufferies et pas des poeles qui sont eux aussi à même d'absorber des agrocombustibles pour le bonheur des particuliers.
En tout cas on ne manquera pas de vous tenir informés de l'évolution des biocombustibles, en espérant que d'autres initiatives comme celle de l'AILE voient le jour !



Les Saules Ecolos M Rennes - 2006 par ouestcuma