Devis bois et granulés

Devis poêle et insert

25 mai 2016

Sebastien Gautreau de Piveteau au Propellet Event : « les producteurs de granulés français pourront satisfaire la demande »


Lors de la 1ere journée du Propellet Event, « le rdv des professionnels de la filière », Sebastien Gautreau de l'entreprise Piveteau a fait l’état des lieux de la production de pellets bois en France :

L’hexagone compte 55  à  60 producteurs de granulés.

Ils ont une capacité de production allant de de 200 t / an à 120 000 tonnes sachant que 20 entreprises assurent 95% de la production nationale.

Il s'agit souvent pour ces acteurs  (scieries, coopérative..) d'une activité secondaire.

Ils produisent des granulés de résineux en majorité, à 75% en sacs, en faisant le plus souvent référence à l’une des 3 certifications existantes (Din+, En+ soutenue par Propellet et NF).

S’ils sont actuellement 55 à 60, de nouveaux acteurs se lancent chaque année et ces nouveaux entrants, malgré quelques arrêts d'usines,  assurent la croissance continue de la production en France.

En  2014, la production a  ainsi dépassé les  1 000 000 t.

En 2015 sous l’effet des soubresauts  climatiques, elle a baissé pour la 1ere fois pour descendre en dessous de cette barre des 1 000 000  t., les fabricants ayant été contraints d’adapter leur production à la demande.

Les stocks actuels des producteurs de granulés,  la sous utilisation des capacités actuelles et les capacités de production croissante permettront de suivre la croissance de la demande à venir d'autant que le marché dispose d'une ressource forestière encore largement disponible.

3 mai 2016

Interview de Lamine Badji, auditeur qualité granulés DINPLUS (II) Suite : Vision marché

Après la 1ere partie de cette interview consacrée aux démarches de la Certification granulés DIN Plus que vous retrouverez ici, on retrouve Lamide Badji pour parler de sa vision du marché :


- Si le marché de la fabrication des granulés en France est en forte croissance, seules 3 certifications sont disponibles : DIN Plus, NF et EN Plus. La concurrence est-elle sévère entre elles ?

La marque DINplus a toujours une grande réputation sur le marché des granulés de bois. Malgré l’arrivée de nouvelles certifications (NF, ENPlus), le nombre de titulaires de la certification DINPlus reste en progression. 

À l'heure actuelle, 167 sociétés possèdent un certificat DINPlus valide. Ceci est le résultat d'une bonne progression en Europe, principalement en France, Belgique, Pologne, Espagne mais aussi en Russie, qui sont les principaux marchés derrière l'Allemagne et l'Autriche.
Aujourd’hui en 2016, Propellet France estime que 97% de la production française est certifiée.


- Votre position est un poste d'observation idéal de cette industrie. Quelles évolutions majeures avez-vous observé ces dernières années ?

La filière a beaucoup évolué en quantité et en qualité depuis 2001. En 15 ans, nous sommes passés de 10.000 T/an avec 4 producteurs, à près d’un million de tonnes avec une quarantaine de sites de production.

Ce développement exponentiel reste toutefois assez dépendant
- des conditions météorologiques,
- du prix du baril de pétrole,
- de l’industrie de première et seconde transformation du bois (construction bois (génératrice de matières premières)
- mais aussi des autres biocombustibles concurrents (notamment la plaquette forestière et le bois bûche).

Les soucis de qualité en 2006 suivis par une grosse pénurie sont derrière nous. La filière est en pleine maturation.

Au niveau de la demande, la production française a les moyens d’assurer l’offre si la demande venait à poursuivre sa progression, et surtout à anticiper les éventuels décalages entre la production et la consommation. De plus, des unités de granulation sont en démarrage ou en création. 

Un fort potentiel reste encore à développer au niveau des granulés de feuillus où la France possède un fort potentiel encore sous exploitée, mais aussi sur les granulés d’origine agricoles pour des applications dans le collectif et el tertiaire sur des équipements dédiés.


- Et quel est votre analyse sur l'évolution des prix ?


Concernant les prix, leur hausse est justifiée principalement par celle du prix des matières premières de bonne qualité (concurrence avec la pâte à papier, les panneaux de particules…).

De zéro en 2001, aujourd’hui la matière première peut représenter jusqu’ à 40% du prix du granulé).

Ensuite beaucoup d’efforts ont été consacrés à l’amélioration de la qualité de production et de distribution, ce qui fait que les prix ont évolué ces dernières années. Malgré tout ils augmentent beaucoup moins que les autres combustibles et restent très compétitifs.

27 avr. 2016

Interview de Lamine Badji, auditeur qualité granulés DINPLUS (I)


Alors que la consommation de granulés bois continue de croître en France, nous avons voulu interroger Lamine Badji, Ingénieur chef de projet Bioénergies indépendant et par ailleurs auditeur qualité pour les granulés certifiés DINPLUS.

L'idée est qu'il puisse nous expliquer
- ce qui "se cache" derrière une certification DIN PLUS (objet de la 1ere partie de cette interview) 
- et qu'il puisse partager les observations qu'il peut faire sur ce marché en tant qu'expert (dans une seconde partie).




- Pour débuter, pouvez-vous nous indiquer comment vous en êtes arrivé là ?
Je suis arrivé dans le bois énergie en 2001. Initialement dans le cadre d’un stage de fin d’étude d’ingénieur  spécialisé dans la valorisation énergétique des produits forestiers. J’ai eu la chance d’être accueilli et encadré par les pionniers de l’ITEBE (Institut Européen du Bois Energie) à Lons Le Saunier dans le Jura.
A cette époque, la structure était un des leaders en France et en Europe dans l’expertise technique et dans l’information (centre de ressources). Ma première mission concernait la mise en place de chantiers expérimentaux pour optimiser la production de plaquettes forestières en moyenne montagne.

A l’époque, il y ‘ avait 3 ou 4 producteurs de granulés en France. En bon visionnaire, l’institut avait déjà mis en place une charte qualité pour les granulés en 2006 et avait très tôt travaillé sur la qualité de la production des granulés (French Pellet Club). J’ai pu bénéficier de ce savoir-faire et eu la chance d’accompagner les premières certifications NF granulés Biocombustibles avec le FCBA en 2009.

Avec la disparition de l’ITEBE, je me suis rapproché de DINCERTCO en 2012 pour devenir leur auditeur qualité DINPlus sur la partie francophone.


- Lorsqu'un fabricant de granulés demande la certification DINPlus, vous vérifiez la véracité des informations fournies et vous réalisez aussi des contrôles dans les usines.

Lorsqu’un producteur de granulés souhaite obtenir la certification, la première étape est de remplir une demande de certificat et de remplir une fiche de renseignements présentant son activité, ses moyens de production. DINCERTCO vérifie la recevabilité de la candidature : moyens techniques en place, analyses physiques et chimiques préliminaires des granulés (s’il y a lieu), procédure qualité interne…

Une fois que cette première étape est satisfaisante, le producteur reçoit une offre d’audit comprenant les coûts de certification, d’analyses au laboratoire, de déplacement de l’auditeur, d’analyse et d’évaluation des résultats d’audit, de vérification des procédures et des équipements de contrôles qualités en interne.

Lorsque l’offre est acceptée par le producteur, un plan d’audit lui est transmis afin de préparer toutes les pièces documentaires nécessaires à la réalisation de l’audit. Ensuite une date d’audit est programmée sur le site de production.

L’auditeur se rend sur site et vérifie l’ensemble des exigences décrites dans le référentiel de certification. Les granulés produits devront être conforme aux exigences de la norme internationale ISO 17225-3.


- Pouvez-vous nous indiquer comment se passe le processus de certification et quels sont les points clés que vous contrôlez ?

Les points clés qui sont vérifiés et analysés par l’auditeur sont divers et variés selon les méthodes de travail des producteurs (scieurs, non scieurs, type de matières premières en entrée du site, …). De manière générale, nous vérifions :

1. LES MATIERES PREMIERES
L’origine, la source, les principales espèces forestières, la forme (grumes billons plaquettes sciures....), le stockage, le contrôle quantité et qualité à l’arrivée sur le site, la liste des fournisseurs…

2. LE PROCESS DE PRODUCTION

L’écorçage, la détection de métaux et autres corps étrangers, le broyage, le séchage, l’affinage, le mélange, les additifs (documents et procédures de formulation s’il y’ a lieu), la granulation proprement dite, le refroidisseur, l’aspiration de poussières et le tamisage, les séparations qualités, l’ensachage, le stockage de produits finis (sacs/palettes, vrac).

3. LE CONTROLE QUALITE EN CONTINU
La fréquence, les échantillonnages, les équipements de contrôles, le calibrage (pont bascule, mesures humidité, balance, masse volumique, ....), les résultats des tests en interne, la prise d’échantillons de 1,5kg par jour pendant 9 mois pour les sacs et pour chaque départ de vrac en camion souffleur. Un sac de 15kg et in échantillon de 5Kgs sont choisis pour être analysés dans un laboratoire indépendant reconnu par DINCERTCO. Les analyses de laboratoire devront aussi confirmer leur conformité avec les exigences mentionnées dans le référentiel de certification.







Les autres caractéristiques sont contrôlées par le laboratoire indépendant (taux de cendre ≤ 0.7 % et pouvoir calorifique inférieur (PCI) ≥ 16.5 MJ/kg ou ≥ 4.6 kWh/kg) mais aussi caractéristiques chimiques (soufre, chlore, azote, métaux lourds, et température de fusion des cendres).

4. LE MARQUAGE
Les inscriptions exigées sur sacs, sur documents de commande/vente, sur site internet et autre support, les appellations commerciales, les clients en sous-licence…

5. LES MODES DE DISTRIBUTION
Ventes en sacs, vrac, direct clients finaux ou revendeurs ou trader avec licence DINPlus, les camions souffleurs, leur immatriculation, le système qualité de la livraison…

6. LES RELATIONS CLIENTS
Les réclamations des clients (qualité intrinsèques, qualité livraison), la nature des réclamations et leur traitement...


- Une fois la fabrication certifiée, il y a un process de suivi dans la durée. En quoi consiste-t-il ?

La certification a une durée de 5 années. Elle est sujette à un contrôle annuel pour assurer la surveillance. L’auditeur réalise quasiment les mêmes contrôles annuels sur site afin de s’assurer du maintien de la qualité et du respect des exigences de la certification DINPlus par le producteur.


- Faîtes-vous aussi des contrôles sur le terrain ?

Les contrôles ne se font que sur les sites de production ou d’ensachage de granulés. Nous n’avons pas vocation à contrôler sur les points de vente et d’utilisation.

Toutefois, les réclamations des clients nous permettent, en cas de soucis ou de doute d’entamer des investigations pour remonter vers le fabricant ou distributeur incriminé et de résoudre les litiges dans un premier temps et ensuite vérifier que la société a mis en place des actions correctives pour ne plus avoir ces réclamations.


- Pensez vous que la certification DINPlus a beaucoup influencé le marché (les fabricants ou les utilisateurs) depuis sa création ?

DIN CERTCO a commencé à tester et certifier les combustibles bois densifiés (granulés et briquettes) depuis les années 1990, ce qui en fait un des tout premiers organismes de certification pour les combustibles issus de la biomasse. Nos certifications qualité de produits sont devenues internationales, et la marque « DINPlus » est synonyme de consommation orientée qualité. Nous pouvons facilement avancer que DINPlus a beaucoup influencé le marché pour les fabricants et les utilisateurs :

-    Pour le fabricant et le distributeur

La certification permet de prouver à ses clients la qualité de ses produits (granulés produits selon les exigences de la certification) et/ou de ses prestations (granulés stockés, transportés et livrés selon les exigences des certifications). Elle permet aussi de se différencier positivement sur le marché et d’avoir une meilleure communication sur ses produits.

-    Pour les utilisateurs 
La certification permet d’avoir des garantis sur la qualité des granulés (contrôlée et suivie par un organisme indépendant) afin d’obtenir une bonne combustion et d’assurer la pérennité de son investissement (poêles et chaudières à granulés).


Ces éléments j'espère, permettent d'en savoir plus sur DIN Plus.
Vous trouverez la liste des acteurs certifiés ici.

A suivre la 2e partie de l'interview pour aborder la vision marché de Lamine Badji :
SUITE ICI

25 mars 2016

Salon Bois énergie NANCY 2016 : un bilan mitigé











Un salon plein de défis !

Cette année, le salon bois énergie qui vient de fermer ses portes ce 17 mars 2016, avait choisi le Nord-Est pour relever de nombreux défis. La région est propice à l’événement car elle est réputée être à très fort potentiel pour le bois énergie.

De plus elle est située à proximité de la Belgique et du Luxembourg qui représentent un marché fort intéressant.

Toutefois, pour cette année 2016, les défis du salon étaient énormes :
-    Le salon était uniquement consacré aux professionnels pour la première fois
-    3 jours de salon en milieu de semaine (du mardi au jeudi)
-    Un contexte météorologique délicat avec 2 hivers doux d’affilé, mettant un coup de frein considérable à la consommation en combustibles bois et sur l’investissement en appareils de chauffage au bois
-    Prix des énergies fossiles particulièrement bas mettant le chauffage au bois en position moins favorable par rapport aux gaz et fioul
-    Sans parler du salon de Verone qui s'est tenu il y a peu.


Un marché en net recul pour les bûches

Après une année 2013 qui avait été l’une de des meilleures depuis 2005, les volumes de ventes d’appareils de chauffage au bois en 2015 sont ramenés au niveau le plus bas depuis 11 ans, note Observ’ER. [Données collectées auprès des industriels français du secteur en partenariat avec l’Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie (Ademe)].

Les secteurs des poêles et foyers fermés à bûches ont enregistrés les chutes les plus sévères avec des ventes en baisse respectivement de 17,5 et 20,2%
Selon Observer, beaucoup de consommateurs ont envisagé de changer de mode de chauffage mais devant la clémence des températures ont décidé de reporter leur achat ».

Cela s’est ressenti au niveau des professionnels du secteur (fabricants d’appareils de chauffage et fournisseurs de combustibles bois) qui ont subi des baisses de chiffre d’affaire, menant parfois à des arrêts d’activités….
Seules les poêles à granulés ont vu leurs ventes  rester à peu près stables.


Une affluence en deçà des attentes

En attendant les chiffres officiels du visitorat, le bilan semble être mitigé.
Pour cette édition 2016, les organisateurs attendaient plus de 8000 visiteurs professionnels avec prés de 400 exposants et sociétés représentées en provenance de toute l’Europe mais aussi du Canada.

De l’avis de certains exposants, le premier jour a été mauvais en terme de fréquentation avec peu de présence de professionnels. Les jours suivants ont été légèrement meilleurs en fréquentation. Le salon a tout de même permis aux exposants de donner rendez vous à leurs distributeurs locaux et de montrer les nouveautés produits.

Le noyau dur des exposants traditionnels comme Poujoulat, Hargassner, Palazzetti a bien répondu présent à ce salon mais au niveau de la taille des stands, il n’y avait pas de grosses folies… Ils nous avaient habitué à des stands plus imposants. Preuve que l'année est dure pour tout le monde...

Heureusement le concours de l'innovation a pu mettre en lumière l'énergie qui anime toujours ce secteur.  On en parle sur notre site Poelesabois.com.

RDV l'an prochain avec on l'espère, un millésime qui sera plus favorable au secteur et donc à a ce salon !



15 mars 2016

Un film sur le chauffage au bois qui fera du bien


Jeremy Hugues sort tout juste de l'hiver de son Jura natal et annonce la sortie de ce fil pour cet été ... Voila qui ne pourra être que profitable à l'image du chauffage au bois !

17 févr. 2016

Evolution des prix du bois de chauffage selon l'étude Ademe/Coda

L'Ademe en partenariat avec Coda Strategies vient de publier son Enquête sur les prix des combustibles bois en 2014-2015. Elle a consisté a interroger 356 entreprises  par téléphone et à faire de nombreux relevés de prix notamment via Internet comme nous le faisons avec notre baromètre (mais pas avec les mêmes moyens ;).


Au global, l'étude révèle que les prix du bois de chauffage ont baissé de 6 a 10%.
Les buches en 50 cm passent ainsi à  63€ du stère non livré et à 69€ livré. Bien sur c'est toute la filière qui s'en trouve fragilisée et ce n'est rien de le dire...

Voir plus de détails dans le tableau ci-dessus (cliquez sur l'image pour l'agrandir) :





 Le prix des granulés dont nous parlons plus en détail ici s’établit à 274 EUR la tonne en vrac non livrée et à 285 EUR la tonne livrée en 2015 avec des écarts importants. Cela correspond à un baisse de 1% entre 2014 et  2015.

Sachant que les relevés de prix de cette étude ont eu lieu au 2e trimestre  2015, je suppose que les prix ont baissé depuis.

D'ailleurs l'étude pointe intelligemment du doigt que les prix sur le marche français en vrac sont en moyen plus haut que les autres marches européens alors que c’était l'inverse il y a encore quelques années.Cela peut donc permettre d'être optimiste quant à l'évolution des tarifs


En palette par sacs de 15kg,la tonne de pellets revient à 324 € non livrée et  de 341 € livrée .


Le cout de la chaleur produite avec les granules en sac égale ainsi celui du fioul ou du gaz en chauffage d'appoint car le prix de ces 2 énergies ont nettement baissé en 2015.

Le chauffage au granules en vrac (chaudiere) permet lui toujours une économie de 15% par rapport a ces 2 combustibles.



Le bois densifié  vendu à la tonne par palette est de 361 € livré en sac.



Le coût de l'énergie produite (KW/h) en centimes d'Euros est en effet :
- de 3.5 c pour des buches de bois en 50 cm ( 3.7 c en 25cm)... solution qui reste largement la plus économique
- 6.2 c avec des granulés en vrac
- 7.4 c avec des granulés en sac, du fioul voire du gaz (cf. tableau ci dessous avec les évolutions dans le temps)
- 7.9 c pour le bois densifié








L'étude a aussi mesuré l'impact :
- des régions (voir les chiffres ci dessous à comparer avec nos relevés du 4e trimestre 2014)
- des labels
- des saisons
- des séchages.







12 janv. 2016

Meilleurs voeux



Cette carte de voeux est un peu à notre image:
- à la croisée de l'industrie numérique
- et de la filière bois.

On est heureux de la partager avec vous ...






...et de partager nos voeux pour cette nouvelle année par la même occasion :

Que cette année vous soit douce...mais pas trop douce du côté des températures tout de même  (voir notre dernier article à ce sujet ;) !