Devis bois et granulés

Devis poêle et insert

20 sept. 2016

Revue de presse interactive #28


Allez, voici la 28e édition de notre petite revue de presse interactive. La dernière remontait à Novembre...

Bon c'est la rentrée alors c'est le moment ou jamais de penser positif. ON ne va donc lister que des nouvelles positives pour le chauffage au bois et l'environnement.




C'est parti :

  • D'abord le prix du gaz repart à la hausse.
    +0.4 en Juillet, +2% en Aout ...c'est moyen pour le porte monnaie, c'est sans doute bien pour l'environnement.
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  • L'état commence à donner une vraie valeur au carbone. La production de CO2 liée à l'énergie gaz ou au fuel va commencer à peser sur le cout de ces énergies. Ce n'est que le début et cela prendra du temps pour être véritablement impactant mais le signal est donné.
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  • Oui on peut lutter contre les émissions de particules du chauffage au bois sans pénaliser les particuliers !
    Le fonds Air bois lancé par la région Ile de France le prouve.
    Cette aide de 1000€ pour les franciliens qui veulent renouveler leur appareil à bois ne peut que aider à relancer les achats d'appareils de chauffage au bois (performants).
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  • Le chèque énergie concerne aussi le bois énergie.
    Cette nouvelle aide pour les foyers modestes leur permet d'acheter du combustible.
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  • Le marché du granulé de bois n’en est qu’à ses débuts nous rappelle Bioenergie Promotion.
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  • Les Intentions d'achat en appareil de chauffage au bois sont reparties à la hausse en 2016.
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  • De plus en plus de ménages investissent dans des parcelles boisées pour se chauffer.
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  • Enfin original: En Isère une plateforme de bois récolte 80 000€ en financement participatif.
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12 sept. 2016

Bois de chauffage humide ou bois sec ?


Les avantages d'un bois sec ?


On sait bien qu'un bois sec est bien plus facile à allumer qu'un bois humide, qu'il se consume mieux, qu'il libère plus de calories (meilleur rendement ou PCI pour être exact - Cf graphe de l'etude Ademe brittBois & Fibois 2002) et moins de particules imbrulées.




Quelle est l'unité de mesure ?


On parle bien sur de pourcentage d'humidité.
Ex. mon bois contient 23% d'humidité

La question est de savoir si on prend comme référence le poids du bois sec (anhydre) ou si on prend comme référence le poids initial.

En effet selon la référence de départ, on pourra dire d'un même bois qu'il a 30% d'humidité dans le 1er cas et  environ 25% dans le second.

Si la 1ere référence est celle utilisée dans la construction et l'industrie, dans le secteur de l'énergie on prend le poids initial comme référence...C'est donc celle là qu'on utilisera pour le bois de chauffage.



Comment  mesurer le taux d'humidité du bois de chauffage ?


La seule véritable mesure fiable se fait via une étuve. C'est cher et cela prend 24h...

Les particuliers utilisent des petits testeurs d'humidités comme celui la mais la mesure n'est pas précise et ne se fait qu'en surface; elle est seulement indicative .
Les professionnels ont des outils similaires pouvant parfois mesurer le taux au coeur du bois. Ces outils sont chers mais malheureusement une étude Fibois indiquait qu'ils n'etaient pas tres fiables non plus.

Bref, bien souvent cette mesure ne sera  qu'un indicative (pour donner un ordre d'idée)  et l'allumage du feu sera le juge de paix : Mon bois s'enflamme t'il bien ?



Quel taux viser ? Quel est l'impact du temps de séchage ?


C'est Gael Simon de l'Ecole du Bois qui va nous donner quelques éléments de réponse :

Il y a 2 facteurs d'humidité dans le bois:
- soit il s'agit d'eau a l'intérieur des veines du bois
- soit il s'agit d'humidité dans les fibres du bois.

Si le bois est resté à sécher sans contact direct avec l'eau, le bois va d'abord se libérer de l'eau qui stagne dans ses veines. La vitesse de ce processus sera dépendante de la température exterieure et de l'essence du bois.

Les fibres a elles seules ne pourront jamais contenir plus de 25% d'humidité.
On peut donc dire qu'un bois est sec en dessous de 25% d'humidité.

Si un bois sèche longtemps, d'autant plus s'il est fendu, le taux d'humidité va baisser. Si le bois est ensuite remis dans un milieu humide (ex. un garage mal ventilé) sans etre en contact direct avec l'eau, le taux d'humidité ne pourra pas remonter au dessus de 25% (les fibres peuvent se recharger en eau, pas les veines s'il n'y a pas de contact direct).

Mais faut il prendre 25% comme point de repère ?
Nombre de professionnels (parmi France Bois Buche notamment ou parmi les fabricants d'appareils de chauffage au bois ) recommandent d'utiliser un bois à moins de 20% d'humidité.



Mais le plus simple dans tout cela ...c'est :
- soit d'acheter un bois qui a été séché en séchoir (souvent cher) ou d'acheter du bois densifié (à 7% d'humidité)
- soit d'acheter son bois en avance et de le laisser sécher 1 an avant usage (sous abris).
Dans tous les cas on abordera le sujet du taux d'humidité du bois avec le professionnel avant d'acheter son combustible !

Bonne rentrée !

Un client nous indiquait que les oies et les hirondelles étaient parties tôt cette année. Les gendarmes (les insectes hein, pas ceux en uniforme) étaient aussi nombreux en forêt.
Ces 3 phénomènes pourraient indiquer un hiver plus rude.

Doit on y croire ?

Il faut le dire, même si ce n'est pas agréable à entendre, la filière du bois énergie aurait dans tous les cas bien besoin d'un véritable hiver pour se refaire une santé financière. Les 2 derniers hivers ont été si doux qu'ils ont mis beaucoup d'entreprises sur le carreau...

Nous verrons bien assez tôt à quoi ressemblera cet hiver. En attendant bonne rentrée à tous et profitez bien de l'arrière saison.

Cyril

22 juin 2016

Baromètre Bois-de-Chauffage.Net : L'évolution des prix du bois énergie entre 2008 et 2014

Avec  (beaucoup) de retard, je publie ici les chiffres issus du baromètre Bois-de-Chauffage.net des prix du bois énergie 2015 que nous avions présenté l'an passé au salon FlamExpo.

Ils relatent l'évolution de prix  depuis 2008 et mettent en lumière l'impact des critères d'achat (séchage, taille, conditionnement...) sur les tarifs payés par les consommateurs.

Même si de l'eau a coulé sous les pont depuis (et que les prix ont du baisser), ces chiffres me semblent intéressants alors autant les partager ...et travailler sur la prochaine version de ce baromètre !


7 juin 2016

Le chèque énergie pour acheter du bois ou du granulés





Le dispositif étatique du "chèque énergie" visant combattre la précarité énergétique  se met en place. Il a vocation a aider les foyers aux ressources financières limitées à payer leurs factures énergétiques.Et grâce à ce mode de paiement, il sera désormais possible de régler des achats de bois ou granulés.

Ce dispositif est actuellement en phase d'expérimentation en Ardèche, Aveyron, Côtes-d'Armor et  dans le Pas-de-Calais.

Quand les tarifs sociaux disparaitront fin 2017, les chèques énergies seront étendus à tout le territoire français (au 1er Janvier 2018).

Les particuliers peuvent s'informer ici :
https://chequeenergie.gouv.fr/beneficiaire/info

Les professionnels (qui ne peuvent refuser un paiement avec ce type de chèque) peuvent se renseigner ici :
https://chequeenergie.gouv.fr/acceptant/info

25 mai 2016

Sebastien Gautreau de Piveteau au Propellet Event : « les producteurs de granulés français pourront satisfaire la demande »


Lors de la 1ere journée du Propellet Event, « le rdv des professionnels de la filière », Sebastien Gautreau de l'entreprise Piveteau a fait l’état des lieux de la production de pellets bois en France :

L’hexagone compte 55  à  60 producteurs de granulés.

Ils ont une capacité de production allant de de 200 t / an à 120 000 tonnes sachant que 20 entreprises assurent 95% de la production nationale.

Il s'agit souvent pour ces acteurs  (scieries, coopérative..) d'une activité secondaire.

Ils produisent des granulés de résineux en majorité, à 75% en sacs, en faisant le plus souvent référence à l’une des 3 certifications existantes (Din+, En+ soutenue par Propellet et NF).

S’ils sont actuellement 55 à 60, de nouveaux acteurs se lancent chaque année et ces nouveaux entrants, malgré quelques arrêts d'usines,  assurent la croissance continue de la production en France.

En  2014, la production a  ainsi dépassé les  1 000 000 t.

En 2015 sous l’effet des soubresauts  climatiques, elle a baissé pour la 1ere fois pour descendre en dessous de cette barre des 1 000 000  t., les fabricants ayant été contraints d’adapter leur production à la demande.

Les stocks actuels des producteurs de granulés,  la sous utilisation des capacités actuelles et les capacités de production croissante permettront de suivre la croissance de la demande à venir d'autant que le marché dispose d'une ressource forestière encore largement disponible.

3 mai 2016

Interview de Lamine Badji, auditeur qualité granulés DINPLUS (II) Suite : Vision marché

Après la 1ere partie de cette interview consacrée aux démarches de la Certification granulés DIN Plus que vous retrouverez ici, on retrouve Lamide Badji pour parler de sa vision du marché :


- Si le marché de la fabrication des granulés en France est en forte croissance, seules 3 certifications sont disponibles : DIN Plus, NF et EN Plus. La concurrence est-elle sévère entre elles ?

La marque DINplus a toujours une grande réputation sur le marché des granulés de bois. Malgré l’arrivée de nouvelles certifications (NF, ENPlus), le nombre de titulaires de la certification DINPlus reste en progression. 

À l'heure actuelle, 167 sociétés possèdent un certificat DINPlus valide. Ceci est le résultat d'une bonne progression en Europe, principalement en France, Belgique, Pologne, Espagne mais aussi en Russie, qui sont les principaux marchés derrière l'Allemagne et l'Autriche.
Aujourd’hui en 2016, Propellet France estime que 97% de la production française est certifiée.


- Votre position est un poste d'observation idéal de cette industrie. Quelles évolutions majeures avez-vous observé ces dernières années ?

La filière a beaucoup évolué en quantité et en qualité depuis 2001. En 15 ans, nous sommes passés de 10.000 T/an avec 4 producteurs, à près d’un million de tonnes avec une quarantaine de sites de production.

Ce développement exponentiel reste toutefois assez dépendant
- des conditions météorologiques,
- du prix du baril de pétrole,
- de l’industrie de première et seconde transformation du bois (construction bois (génératrice de matières premières)
- mais aussi des autres biocombustibles concurrents (notamment la plaquette forestière et le bois bûche).

Les soucis de qualité en 2006 suivis par une grosse pénurie sont derrière nous. La filière est en pleine maturation.

Au niveau de la demande, la production française a les moyens d’assurer l’offre si la demande venait à poursuivre sa progression, et surtout à anticiper les éventuels décalages entre la production et la consommation. De plus, des unités de granulation sont en démarrage ou en création. 

Un fort potentiel reste encore à développer au niveau des granulés de feuillus où la France possède un fort potentiel encore sous exploitée, mais aussi sur les granulés d’origine agricoles pour des applications dans le collectif et el tertiaire sur des équipements dédiés.


- Et quel est votre analyse sur l'évolution des prix ?


Concernant les prix, leur hausse est justifiée principalement par celle du prix des matières premières de bonne qualité (concurrence avec la pâte à papier, les panneaux de particules…).

De zéro en 2001, aujourd’hui la matière première peut représenter jusqu’ à 40% du prix du granulé).

Ensuite beaucoup d’efforts ont été consacrés à l’amélioration de la qualité de production et de distribution, ce qui fait que les prix ont évolué ces dernières années. Malgré tout ils augmentent beaucoup moins que les autres combustibles et restent très compétitifs.